Eloge de l’engagement

 

engagement equipe professionnelleDans mon dernier article, j’évoquais le pouvoir de la vulnérabilité.

Or face à un monde changeant et de plus en plus menaçant, que font les entreprises ?

Au lieu d’aider les salariés à mieux vivre l’incertitude et notre incapacité collective à tout prévoir, beaucoup cultivent le déni en remplaçant l’incertain par plus de prévisionnel (plus de reporting, plus de tableaux de bord, plus de nouveaux indicateurs à suivre).

D’autres encore réduisent l’impact de leurs erreurs de gestion dans des campagnes de communication en langue de bois : les pétroliers s’échouent, les centrales nucléaires fuient, la nourriture est de plus en plus toxique, les produits doivent être retirés de la consommation… mais « tout va très bien, Madame la Marquise : tout est sous contrôle ». De qui se moque-t-on ?…  Continuer la lecture de Eloge de l’engagement

Le pouvoir de la vulnérabilité selon Brene Brown (video sous-titres français)

  

vulnerabilité murConnaissez-vous Brene Brown ? Comme elle se définit elle-même, Brene Brown est une « chercheuse- conteuse d’histoires », c’est-à-dire qu’elle est avant tout scientifique, mais qu’ensuite, elle donne une âme aux résultats de ses recherches en les transformant en contes et histoires. Bref, Brene Brown est juste passionnante !…

 

Elle est d’autant plus passionnante qu’elle vante le contraire de ce qui est mis en valeur en entreprise, à savoir l’authenticité poussée à l’extrême : le courage d’être soi, y compris dans ses faiblesses.

Brene Brown étudie les relations humaines et notre capacité à entrer en relation, à créer du lien. En étudiant ce qui crée du lien, Brene Brown s’est vite intéressée à son contraire, à ce qui crée l’isolement : la honte et la peur, liées au sentiment de ne pas « être assez » pour mériter d’être en lien, d’avoir des amis ou tout simplement d’être apprécié. Ce sentiment de honte ou de peur de « ne pas être assez » (« assez intelligent », « assez beau », « assez intéressant », « assez riche », etc) pour être fréquentable s’appuie sur un sentiment encore plus grand : une extrême vulnérabilité.  Continuer la lecture de Le pouvoir de la vulnérabilité selon Brene Brown (video sous-titres français)

Elément Humain : la notion du choix selon Will Schutz

  

choix good choice bad choiceDans la continuité de mon dernier article ‘L’ivresse de renaitre de Christian Bobin », je vous ai trouvé une petite vidéo sympa intitulée « Lève toi et vis ! » d’un jeune homme qui, me semble-t-il, se pose, si ce n’est les « bonnes questions », au moins des questions intéressantes qui méritent d’être regardées deux fois, à savoir celles de la LIBERTE et du CHOIX.

Les sujets autour de la liberté et du choix m’ont personnellement toujours interpellée, depuis mes cours de français, puis de philo au lycée.

J’aime bien me dire que j’ai le choix et je m’intéresse souvent à tout ce qui me rendra plus libre, que ce soit dans mes décisions ou dans mes actes. J’aime le coaching pour ces raisons : un coach n’intervient pas pour conseiller en se positionnant en « sachant » mais au contraire, utilisera les techniques d’accompagnement pour faire émerger chez son client, la bonne réponse pour lui. Tout vrai coach rend son client plus libre, plus autonome que ce soit dans sa vie professionnelle ou privée.  Continuer la lecture de Elément Humain : la notion du choix selon Will Schutz

L’ivresse de renaître de Christian Bobin

 

bobin muguet rireChristian Bobin est sans aucun doute l’auteur dont l’écriture me fascine le plus de tous les écrivains contemporains, tant sa plume est puissante, précise et poétique.

Moi qui aime les écrivains avec un vrai style, je suis décidément très gâtée avec Bobin, poète parmi les poètes, reconnaissable parmi tous. Un régal ! Ce weekend, je suis tombée sur un article de Christian Bobin, paru dans Le Monde des Religions (mai-juin 2014, page 82). Cet homme excelle dans l’art des mots.

Extrait :

 « Un ténor changeait mes os en cristal. Ce n’était rien, juste un chant d’oiseau dans le jardin que traversait une armée en marche des couleurs, sous le casque des fleurs. Je ne voyais pas le prophète, je n’entendais que ses leçons. Il réveillait le soleil. Dieu me rentrait par l’oreille. J’étais reconduit au paradis d’être vivant, donc immortel. Des murailles invisibles s’effondraient sous le chant d’un oiseau inconscient de son sacre, de son don, de sa race divine.

Ses notes tombaient comme une eau surnaturelle sur les flammes de l’enfer. Sois présent, disait l’oiseau : garde tes soucis, garde tes projets, garde tes liens, puisque tu as la faiblesse de tenir à tout ça. Garde tout, mais élève toi d’un cran, ne serait-ce qu’un instant. Hisse-toi sur ce tabouret de joie que je t’apporte, oui hisse-toi un instant qui ne sera plus qu’un instant jusqu’à cette note que je tiens, jusqu’au sans-souci, sans-projet, sans-lien. Jusqu’au rienContinuer la lecture de L’ivresse de renaître de Christian Bobin