Reconnaître les Pervers Narcissiques et s’en défendre

Les Pervers Narcissiques sont parmi nous !

Il y a vingt ans, pour progresser en entreprise, il fallait savoir composer avec les « personnalités difficiles » (entendez par là, ces fous furieux, souvent à des postes de management, qui gueulaient pour tout et n’importe quoi en permanence… des sacrés pénibles malheureusement souvent aussi, très intelligents…)

Il y a dix ans, ces caractériels étaient passés de colériques à manipulateurs sachant composer sur la gamme affective.

Depuis quelques temps, le paysage psychologique est devenu encore plus complexe, avec l’apparition de manipulateurs d’un nouveau genre, encore pire : les Pervers Narcissiques (ou PN pour les intimes), de plus en plus présents en entreprises.

Qu’est-ce qu’un Pervers Narcissique ?

La perversion narcissique consiste à employer des moyens retors afin de satisfaire des pulsions de prédation morale et de combler une faille psychologique béante et un vide intérieur infini.

Comment reconnaître un Pervers Narcissique au bureau ?

Dans la vie professionnelle, le collègue exquis des débuts se dévoile peu à peu sous un nouveau jour et une dureté de ton qu’on ne lui soupçonnait pas. On croyait bien le connaître mais non, il se révèle au fur et à mesure dans sa « dangereuse étrangeté » (selon l’expression du psychanalyste Paul-Claude Racamier, fondateur du concept de pervers narcissiques en 1987).

Là où il y avait les rabat-joies, le Pervers Narcissique va plus loin : c’est un « rabat-vie ». « Il ne veut pas que l’autre ait confiance en soi, il fait vaciller la flamme. C’est un extincteur de vie. », décrit fort justement la journaliste Anne Crillon.

Seule la blessure d’orgueil fera souffrir un PN qui, sous son angélisme de façade, sera impassible, jamais affecté par quoi que ce soit, même s’il prétendra parfois le contraire.

Le manque d’empathie est central à la personnalité du Pervers Narcissique. Il insufflera le chaud et le froid dans une subtile alternance de maltraitance et de fausse bienveillance. Feindre d’avoir des sentiments ou une sensibilité qu’il sait inexistants fait partie de ses compétences. C’est un insatisfait chronique qui ne supporte pas le bien-être d’autrui et dont il jalouse la vie intérieure qu’il n’a pas.

Il ne faut attendre de lui ni remords, ni culpabilité. Face au mal qu’il crée, il ne ressent aucune peine, au mieux de l’indifférence, au pire de la jouissance. Sa psychologie repose sur le postulat qu’il n’a jamais tort. En conséquence, il ne présentera jamais d’excuses sauf par stratégie et dans ce cas, du bout des lèvres, jamais avec le cœur, jamais sincères et pour cause : toute sa structure interne repose sur le déni.

Une des caractéristiques majeures du Pervers Narcissique est la critique permanente des autres, le dénigrement constant, les allusions insidieuses souvent sous forme d’ironie et de commentaires cinglants ou sarcastiques. L’autre est quotidiennement rabaissé, humilié, doucement mais surement, par estocades régulières, soit en direct, soit pire encore, dans son dos.

Seul son patron trouvera grâce aux yeux du Pervers Narcissique, là encore par stratégie. Il sera sadique avec ses collègues mais poli, voire obséquieux envers son boss jusqu’à  feindre l’affection pour l’amadouer et parvenir à ses fins : la construction d’une image sociale suffisamment valorisante pour compenser sa crispation morbide intérieure. Même un patron très intelligent pourra se faire berner par ce comédien né dont l’intelligence sociale saura dicter les mots à dire, les attitudes à avoir, les émotions à feindre. Ce n’est plus de la compétence, c’est du grand art.

Le manipulé, si brillant soit-il, est souvent incapable d’imaginer une maltraitance qui lui est à ce point, étrangère et c’est ce qui rend cette perversion si difficilement identifiable. Le PN est souvent sociable, intelligent et peut se montrer totalement  fréquentable. Sa crispation morbide peut se concentrer et se suffire d’une proie unique dont il essaiera même, le plus souvent, de se faire passer pour victime (en inversant habilement les rôles). Son statut social et sa rhétorique en tromperont plus d’un car il faut sacrément être averti pour ne pas être trompé par le jeu des apparences, manié ici à la perfection.

Que faire face à un Pervers Narcissique ?

Face à un Pervers Narcissique, inutile de lutter : vous vous épuiseriez avant lui car pas nature, il ne se remettra JAMAIS en questions.

Face à un Pervers Narcissique, tous les psychiatres s’accordent à dire qu’il n’y a qu’une seule et unique réponse : PARTIR.

Et vous ? Quelle est votre expérience des Pervers Narcissiques ? N’hésitez pas à la partager ou à COMMENTER cet article !

44 commentaires sur “Reconnaître les Pervers Narcissiques et s’en défendre”

    1. Oui… Commencer à comprendre équivaut à commencer à guérir. Parfois, notre « seul tort » est juste d’être au mauvais endroit au mauvais moment en présence de la mauvaise personne…
      Je conclurai sur cette bonne nouvelle de Nietzsche : « Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort »… Bon courage à vous, si vous avez fait les frais d’un pervers narcissique… (et n’hésitez pas à vous faire aider par un psychothérapeute si vous en ressentez le besoin. Ca peut être très utile pour « réparer les dégâts »).

      1. Oh oui, j’en ai fait les frais pendant 9 ans 1/2, peu à peu persuadée que c’etait moi le problème… Il a détruit des 10nes de femmes comme ça !
        Mille mercis pour votre article que je fais suivre autant que possible. Et aussi pour avoir mis en avant cette forme de harcèlement si peu connue et reconnue. Reste à trouver la solution… Car partir signifie aussi laisser la place à une nouvelle victime :-(.

        1. C’est tout le problème de ces personnalités très perverses : elles arrivent à faire douter de tout…
          J’entends bien que partir libère la place pour une nouvelle victime et qu’on aimerait trouver mieux… mais tout ce que j’ai lu à ce jour sur la question s’accorde à dire que c’est la SEULE chose à faire, qu’il ne faut pas rester. Il n’y pas de solution médicale car le PN n’est pas en demande. Il reste le combat en justice pour lequel il convient d’être très bien conseillé à chaque étape et qui peut être très consommateur d’énergie… ce précisément le PN s’emploie à détruire. Ce n’est décidément pas simple…mais on peut s’en sortir et se reconstruire, plus fort et plus averti.

  1. On ne peut que confirmer la justesse de votre description, lorsque ce type de personne a croisé votre chemin en la personne de votre n+1 (à 2 reprises pour ma part). La première fois (il y a 12 ans), la blessure fut très douloureuse; et je me suis fait aider par un psychologue. « Réparée » et consciente, j’ai pu affronter bien plus sereinement et sans dégâts majeurs la 2° confrontation. Je connais 3 personnes autour de moi en « burn out » et tombées en grave dépression du fait de ce type de manipulateurs-harceleurs, qui fleurissent à foison dans les plus hautes sphères des organisations en ces temps de crise. Une action d’ampleur nationale s’imposerait aujourd’hui pour aider les entreprises et leurs Directions RH à prendre conscience de ce véritable fléau !

    1. Un grand merci pour votre témoignage. Félicitations pour votre parcours et pour avoir appris de votre première expérience douloureuse… Tout comme le harcèlement moral est sorti de l’ombre il y a quelques années, j’observe que l’on parle de plus en plus des pervers narcissiques dans les livres et dans la presse (y compris grand public). La prise de conscience a semble-t-il déjà commencé…et j’espère y contribuer modestement avec cet article.

  2. Merci pour cet article qui synthétise très bien ce que sont les PN au bureau. Je viens d’être licenciée pour inaptitude à cause d’une PN. J’ai suivi votre conseil : PARTIR mais les dégâts sont conséquents : perte d’emploi et dépression. Ce qui me révolte, c’est que le sujet soit si difficile à défendre aux Prud’hommes (surtout pour les cadres). Dès que l’on parle de harcèlement moral, les avocats et les juges deviennent suspicieux. Malgré la consistance de mon dossier, mon avocat ne veut pas plaider le harcèlement moral, ne doutant pas de la capacité de cette femme à créer de fausses preuves pour se défendre. Pensez-vous que saisir les tribunaux pour harcèlement moral soit une perte de temps ? Les juges ne sont-ils pas compétents face à ce type de pathologie ? Savez-vous quelles sont les chances de démasquer ces individus devant un tribunal des Prud’hommes ? Merci pour votre avis.

    1. Ne connaissant pas les détails de votre dossier, il m’est difficile d’avoir un avis pertinent. S’il vous est possible de faire un lien direct et factuel entre votre inaptitude professionnelle et votre licenciement, vous avez alors un préjudice de taille, qui devrait être défendable devant les tribunaux….et/ou vous permettre de négocier une transaction correcte avec votre employeur.
      Le problème est que pour monter un dossier en béton, il faut souvent être conseillé EN AMONT et savoir comment réagir à chaque étape, tracer chacun des agissements fautifs du PN harceleur, le prendre patiemment à son propre piège. Personnellement, je n’aurais pas peur de la création de fausses preuves. C’est déjà suffisamment compliqué de réunir les vraies preuves…
      Ce qui fait parfois hésiter les avocats est que ce genre de dossier sort du strict cadre du Droit Social et s’accompagne souvent d’une démarche en procédure pénale….mais ce n’est pas parce que c’est long et compliqué qu’il ne faut pas le faire !… Je pars du principe qu’il faut TOUJOURS se défendre, ne serait-ce que pour soi, pour avoir au moins le sentiment de SE respecter (et guérir).

      Dans votre cas, je n’hésiterais pas à prendre l’avis d’un deuxième avocat.
      Si cela peut vous aider, j’ai mis à disposition les coordonnées de trois avocats (avec lesquels j’ai travaillé personnellement sur des dossiers compliqués) et qui sont tous les trois, excellents (cf. mon article « Droit Social: un (très) bon avocat à Paris ? » (dans la section « Conseils RH » de ce même blog).
      Je vous souhaite vraiment bon courage dans vos démarches. NEVER GIVE UP…

  3. Chaque ligne de cet article me rappelle ce que j’ai vécu pendant près de 10 ans!
    Le plus grave, c’est que même si vous voulez partir, il s’arrange pour que cela ne soit pas possible. Et le jour où vous avez enfin décidé de partir, c’est lui qui en profite pour ne pas prendre ombrage de votre décision. Il dispose d’un tel pouvoir qu’il est quasi intouchable même avec des contentieux. Quand je dénonçais des scènes d’humiliation ou des propos déplacés, c’était limite si ce n’était pas lui qui passait pour victime auprès de notre DRH. C’est comme si la société fermait les yeux….
    C’est une excellente chose d’écrire sur les PN mais comme le nom l’indique ils sont pervers et donc difficiles à combattre.
    Mille mercis pour cet article que je n’hésiterai pas à promouvoir

    1. Le pervers narcissique est souvent AUSSI très intelligent.
      Il sait faire ce qu’il faut pour se faire apprécié par sa hiérarchie qui pourra même passer sous sa dépendance. Comme le PN dénigre tout le monde sauf son boss, ses flatteries -même fausses- seront d’autant plus valorisantes qu’elles seront rares…et pourront suffire à flatter un égo en mal de reconnaissance ou de pouvoir.
      (Merci pour les encouragements… et la promotion !… 😉 )

  4. Bonjour Marie-Odile,

    Qui de mieux qu’une DRH pour décrypter ces êtres ignobles (même si ce n’est sans doute pas leur faute…) . Et oui moi aussi comme beaucoup j’en ai fait les frais. Heureusement, je suis quelqu’un qui cherche toujours à comprendre les choses et j’ai commencé à étudier leur cas, ce qui me permet maintenant de les repérer plus facilement et de mettre d’emblée le « Ho la ». C’est assez drôle de voir leur tête quand on les perce à jour… Je pense que si l’on se débrouille bien on peut arriver à les prendre à leur propre jeu. Faut juste arriver à être quasiment aussi tordu qu’eux… :o) pas évident et il faut surtout pas devenir comme eux par la suite ;o)
    Blog vraiment sympa, je l’inscris dans mes favoris !

    A bientôt

    Freddy
    (collègue B&G)

  5. Merci pour cet article et ces témoignages.
    Dirigeant de Transition et ancien DRH, je confirme que ce type de personnage peut faire des dégâts importants.
    Nous devons veiller au grain.

  6. Etonné de voir qu il y a un nom correspondant a ce genre de personnage !!.. ma mauvaise experience dans le secteur financier ne serait donc pas une experience unique, mais plutot le resultat d un monde de l entreprise ou le systeme de promotion peut preter a avantager ce genre de personalites…

    En tout cas tres content de voir que la solution que j avais rapidement choisi est celle que vous preconisez : partir !! (et confirmee peu de temps apres par la fermeture de l activite de cette personne, qui aura eu bcp de mal a gerer/convaincre l equipe pourtant formee par lui, que nous avions tous integre en meme temps..).

  7. Bonjour,

    Le PN n’a de cesse jusqu’à ce qu’il domine entièrement sa cible et jouisse de l’exercice de son pouvoir. Espérer sortir de ses griffes est illusoire et attise au contraire le jeu de ce pervers. Je partage entièrement votre avis, seule la fuite est salutaire. Avez-vous lu Henri Laborit « L’éloge de la fuite »?

  8. Il faut envisager aussi le cas où le PN est DRH ! Sous couvert de psychologie à 2 balles, il/elle essaye de vous faire douter de tout.
    Quand on lui demande qui a rapporté ces appréciations, il/elle ne peut vous répondre par souci de confidentialité. Vous ressassez donc lequel de vos collègues est allé se répandre en mensonges sur vous! Quand on lui demande sur quels faits il/elle se base (on dit que…) il/elle vous répond que ce ne sont pas les faits qui comptent, mais le ressenti; et vous-même, si vous vous interrogez bien, vous devriez retrouver dans votre comportement ce qui a suscité ces commentaires; là c’est le piège absolu: soit vous dites non, et c’est bien la preuve que vous ne voulez pas vous remettre en cause, soit vous finissez par retrouver quelque chose qui aurait pu être mal interprété, et c’est noté, développé, réinterprété pour vous prouver que si vous avez reconnu ça, c’est que toute sa théorie est vraie et qu’il y a d’autres choses à creuser. Votre avis, ressenti, n’est jamais pris en compte, ce(tte) chèr(e) DRH détient la Vérité absolue.
    Les DRH ont pris le pouvoir dans les grandes entreprises, les managers en ont peur et veulent leur plaire. J’ai été témoin des agissements d’une telle personne, certaines de ses « victimes » s’en sont tirées en faisant appel aux délégués du personnel, mais j’en ai vu d’autres minées, surtout quand le chef préfère ne pas défendre son équipe contre les rumeurs par simple lâcheté. En ce qui me concerne j’ai aussi quitté l’entreprise, mais je sais que l’ambiance a continué à se dégrader, évoquant un régime totalitaire, avec crainte, délation et obligation de respecter « la ligne du parti ».
    Donc je vous mets en garde, les DRH ne sont pas au-dessus de tout soupçon. (Ceci étant, j’en ai connu de très humains et respectables au cours de ma carrière, même s’ils peuvent avoir des décisions difficile à faire passer).

  9. Bonsoir,
    intéressants tous ces posts.
    J’ai rencontré deux fois dans ma carrière des dirigeants de ce type. L’un japonais l’autre francais.
    Dans les deux cas je suis parti, non sans avoir combattu plusieurs années en dépensant une énergie énorme car ils avaient tous deux des postes tels qu’ils couvraient les DRH groupe, avilis et transformés en « collaborateurs » au sens où cela était utilisé lors des deux dernières guerres…Même les actionnaires étaient devenus aveugles !
    Personnages très doués, d’une intelligence hors du commun, séducteurs quand il le fallait, menteurs et manipulateurs hors normes…mais le point commun est que les organisations qu’ils dirigent ne progressent pas, et finissent par s’éffondrer en implosant, seuls les salariés acceptant d’être manipulés et de contribuer à une équipe malsaine, finalement à l’image du manageur mais de qualité bien inférieur ( intelligence), restant en place et détruisant peu à peu de la valeur à chaque niveau de l’organisation. Tout cela finit très mal en général…
    En effet il semble que ces personnes se trouvent de plus en plus souvent dans les plus hautes sphères de nos organisations. Il n’y a pas de fatalité non plus, et on peut parfois réussir à les affaiblir, voir à les faire tomber.
    Le travail est difficile et demande une force de caractère très importante, mais cela vaut parfois la peine d’être tenté.

    Bon week end à tous.

    1. Merci pour votre témoignage… Je trouve très pertinent le lien que vous faites entre l’existence de PN sur des postes de Direction et l’absence de progrès des sociétés concernées. En dépit de la haute opinion que les PN ont d’eux mêmes (n’oublions que dans PN, il y a « narcissique »), ils n’ont pas la (prétendue) valeur ajoutée qu’ils pensent avoir : l’absence de résultat est factuelle. Le pire est qu’en général, ils trouvent toujours des excuses (voire des victimes) pour expliquer LEUR absence de valeur ajoutée…et que certains sont suffisamment « sous leur charme » pour les croire et donner du crédit à leurs explications farfelues. C’est du grand art…

  10. Bonsoir
    J’ai vécu pendant 20 ans avec un PN avec qui je suis séparée depuis 3 ans
    Le hic c’est que je travaille dans la même entreprise que lui ou il est ingenieur (je suis employée) Il se repand sur moi en vrai fausse verité plus calomnieuse et difflamatoire les unes que les autres J’ai cru un court instant que mes collèges allaient être intelligents et s’apercevoir de l’énormité de ses propos. Bien crédule j’ai été et la situation aujourd’hui est « pourrie » Que me conseillez-vous de faire ? Merci d’avance de votre aide

    1. Bonjour et merci pour votre témoignage.
      Je me garderai bien de répondre à votre place…..mais je vous invite cependant à réfléchir aux questions suivantes…
      Quand vous écrivez « la situation aujourd’hui est pourrie », qu’est-ce qui vous fait rester dans une situation pourrie ? Quels sont vos bénéfices à le faire ??
      Quels sont vos freins pour quitter une situation que vous qualifiez vous-même de pourrie ? Qu’est-ce qui (ou qui) pourrait lever (ou vous aider à lever) ces freins ?
      Quels risques avez-vous à partir ? Sont-ils plus importants que ceux liées au fait de rester dans votre situation actuelle ?
      Au fond de vous, qu’avez-vous envie/besoin de faire ?
      Que conseilleriez-vous à vous-même dans votre propre situation ?
      J’espère que ces interrogations vous aideront à vous poser les « bonnes » questions pour y voir plus clair et trouver, en vous, les réponses que seule vous, pouvez apporter à vos interrogations.
      Je vous souhaite bon courage.

  11. Bonsoir Mare-Odile,
    Pour avoir eu un associé pervers narcissique pendant 2 ans et demi, je confirme que le gouffre est large et qu’il faut avoir un environnement solide pour ne pas y sombrer.
    Avec le recul, je nuancerai le plaisir jubilatoire qu’ils peuvent avoir. Même s’ils sont absolument convaincus d’être supérieurs aux autres, leur domination maladive cache un grand vide. Il alternent sentiment de puissance/jouissance et sentiment dépressif.
    🙂
    Philippe

  12. Bonjour,
    Moi c’est le patron de la société et qui est aussi mon responsable hierarchique qui est un PN. Je l’ai appris par la médecine du travail après avoir fini en pleurs devant l’un des médecins. C’est le médecin qui s’ occupe de la société qui m’a orientée pour que je sois licenciée pour inaptitude (je ne peux plus aller travailler dans cette société sans risquer de m’éfondrer parce que mes jambes ne me portent plus, que j’ai la tête qui tourne, que je pleure avant de partir travailler, et quand j’y suis j’ai une boule au ventre en me demandant ce qui va m’arriver). Il a détruit plusieurs personnes qui étaient à mon poste ou dans mon service.
    Psychologiquement, alors que je suis arrêtée pour inaptitude, j’ai peur quand mon téléphone sonne que soit le patron, soit la DRH (à 100% du coté du patron). La DRH, qui quand on vient la voir pour qu’elle nous explique pourquoi le patron nous en fout plein la gueule, dit que c’est de notre faute, qu’il ne faut pas le prendre personnellement. Je me suis énormément remise en cause dans cette société où il ne fait vraiment pas bon vivre. La politique de ceux qui sont là depuis longtemps, c’est de détourner son attention vers quelqu’un d’autre pour éviter son courroux.
    J’ai tenu moins d’un an et je fais partie des personnes étant restée le plus longtemps dans le service. Je ne suis pas encore sortie d’affaire mais j’ai fait un premier pas pour m’en sortir.

    1. Bonjour et merci beaucoup pour votre témoignage. J’ai complètement confiance dans le fait que vous allez vous en sortir comme vous dites. Vous avez déjà fait le premier pas et c’est souvent le plus important. Bon courage à vous, Marie-Odile

  13. Bonjour, ma maman vient de rentrer de 3 semaines de vacances et le cadre sup du service l’attendait a son retour pour lui dire que son patron ne souhaitait plus sa présence dans le service. Je suis très inquiète parce qu’elle a 35 ans d’ancienneté dans cet hôpital et n’a jamais eu de soucis. Elle a travaillé avec des professeurs ‘difficileś et cependant a toujours été appréciée. La violence de cette nouvelle, alors qu’il lui a ait souhaite de bonnes vacances et lui avait dit de bien se reposer, la détruit complètement. Je ne sais pas quoi faire et ma sœur non plus. Elle dit que c’est le pot de fer contre le pot de terre. Depuis 9 mois qu’elle travaille avec ce médecin, chef de service et chef de pôle dans un CHU, il y a toujours des problèmes. Mais maman a un sens de l’humour qui la sauve. Mais elle a vécu l’enfer. Rarement devant témoin il lui a fait des remarques avilissantes. ´tu ne sais rien faire. Tu n’es qu’une débile, une andouille. Je me demande comment tu travaillais ailleurs. Tu es une incapable. Maman a une licence en droit et un BTS d’assistante de direction. Elle a passe haut la main le concours de secrétaire médicale pour avoir un statut dans l’Hopital puisque bizarrement aucun de ces diplômes d’état ne sont pas reconnus. Pendant ces 35 ans de service, elle n’a eu que de bonnes appréciations (des excellents partout). Elle s’est renseignée en feuilletant des bouquins de psy et nous a dit un jour que la pathologie de son patron était vraisemblablement une perversité narcissique et qu’elle ne pourrait rien faire. Elle a donc essayé de lui dire que ‘ne convenant pas pour lui, elle va demander a la DRH un changement de poste. Devant la cadre sup, il lui a interdit de le faire. Faut dire que depuis son arrivée dans cet hôpital, il a eu 2 secrétaires et qu’elles sont parties toutes les 2 a cause se son comportement vis a vis d’elles. Parfois elle dit que lorsqu’il rentrera (monsieur n’était pas la pour lui annoncer la nouvelle parce qu’il avait pris un arrêt maladie de 3 semaines et il enchaîne sur 4 semaines de vacances, si bien qu’elle ne peut espérer s’expliquer avec lui que le 2 septembre prochain et encore si ce roi des trolls accepte de revenir !). Donc comme la DRH ne la croit pas, elle dit qu’elle va rentrer dans son bureau quand il reviendra et se mettra de l’alcool a brûler sur les vêtements pour se faire bruler et j’ai très peur. Pourtant la direction devrait réagir car elle n’est pas la seule a être martyrisée , les médecins du service en font les frais et il n’est pas rare que certains surtout certaines sortent de son bureau en larmes. Justement un jour il lui a dit qu’il la ferait pleurer

    1. Merci pour votre témoignage. Je comprends votre peur…
      Je ne peux que vous encourager à convaincre votre mère de se faire accompagner tant sur le plan légal (par un avocat qui la conseillera sur ce qu’il faut faire et comment le faire), que sur le plan médical, par son médecin traitant dans un premier temps (qui l’orientera éventuellement vers un suivi thérapeutique). Bon courage à vous et à votre maman. Marie-Odile

  14. Ayant été en contact avec un père Pnp dans l’armée pendant plus de 20 ans avant de se rendre compte que le problème était lui, et pas moi, maltraité, dénigré humilié pendant tout ce temps, puis attaquer jusqu »à la dépression, et de ne pouvoir plus dormir que 4h par nuit, et enfin plus du tout. Seul moyen, s’isoler en ne laissant plus de trace, si possible à l’étranger, sans l’arme qu’est sa parole, le pervers n’est plus rien et on lui ôte ses arme les plus absolues : son charisme et son Verbe. Complètement absorbé et indétectable en société, où il navigue comme un loup dans sa forêt, il revête sa peau de mouton pour mieux pouvoir vous saignez afin d’étancher provisoirement sa soif inextinguible. Même à terre, il continuera à vous écraser sans fin sous sa botte despotique, et même mort il continuera à écraser votre cadavre jusqu »à la pulpe sanglante, jusqu’à ce qu’il ne reste absolument plus rien de vous, même pas une cellule ! Personne ne pourra vous protégez, ni psychiatre, ni assistante sociale, ni juge, ni même votre famille, car in ne se dévoilera jamais sauf si vous êtes seul(e), il ne fait que très peu d’erreurs, les plus fort n’en font aucune, et surtout il n’est pas humain psychologiquement parlant. Même si vous mourrez, la derrière chose qu’il dira, c’est « bien fait », nous n’aviez qu’à pas allez « jusqu’à votre propre destruction ». ce n’est jamais de sa faute, ce n’est jamais lui qui à tord, et il continuera à détruire votre vie même après. Ne chercher pas à le confondre, il a tout son entourage dans la poche, irréprochable et impossible à mettre en défaut, il retournera habilement les soupçons contre vous, jusqu’à vous faire subir une injustice, en arrivant maïeutiquement à faire croire à son entourage, que le problème au final c’est vous. La plus grande erreur est d’essayer de le confondre, de dire au autres ce que vous avez découvert chez lui, il s’acharnera alors sur vous dans un maelström infini de coup qui aura pour but de vous annihilez, certains Pn, sociopathe, aux limites de la psychose, pourrait chercher à vous tuez, de façon habile et indétectable, dans un moment de faiblesse de votre part complètement à sa merci, en utilisant sa profession pour mieux se dissimuler et excuser son erreur (médicale, judiciaire, négligence), ils sont partout, et excellent dans le fait d’abuser de leur autorité et de leur pouvoirs pour vous nuire, vous faire souffrir, et vous détruire, par petites touches, en se délectant chaque seconde de la torture qu’ils vous infligent, dans les murs et à l’abri des regards…La seule solution est la fuite, encore faut-il avoir assez d’énergie pour tenir debout et s’arracher au vampyre.

  15. Bonsoir,

    Vos expériences me touchent beaucoup. J’ai vécu cette situation en 2012. Je travaillais comme Standardiste au sein d’un office notarial. En contrat CDD, d’une durée de 9 mois. Je bossais avec une PN, elle se trouvait en bas, avec moi, à l’accueil. Elle m’a détruite à ce moment là. J’étais avec elle, pendant huit heures de travail, sans communication, sans échange, sans rien. De la haine, de la méchanceté, de l’indifférence. Je suis une personne très sociable, je souffrais. Je n’avais aucun soutien. Mes collègues me parlaient peu, je vivais des moqueries, humiliations et autres brimades. J’ai essayé de comprendre « peine perdue », de lui parler pour régler ce problème, puis par la suite, j’ai demandé un entretien avec un des responsables notaire. Sa seule réponse a été : A choisir, je garde votre collègue (pn) car elle est là depuis plus longtemps que vous, je ne peux rien faire. Je suis passée à ses yeux pour une personne fragile, qui montre ses émotions, sa peine. J’étais chôqué face à l’impuissance que je vivais. Personne ne disait rien, comme normale. J’ai essayé de négocier mon départ car je ne tenais plus, cela n’a pas marché. Une forme de manipulation de leurs parts, 4 arrêts maladie. J’ai donc tenu le coup, terminé mon contrat. J’ai mis des mois à m’en remettre, à reprendre confiance, environ 5 mois, puis après j’ai retrouvé une mission d’un mois, expérience lumineuse. Durant ma vie, de nombreux chocs émotionnels, accumulés, surtout pendant ses deux ans, j’ai eu un cancer au sein, niveau 4, avec de lourds protocoles et conséquences. Aujourd’hui, j’ai passé, le plus dur. Je suis toujours en arrêt, je me soigne. J’ai 31 ans, ce parcours a été très douloureux. L’histoire est longue. Pour conclure, je tiens à vous dire, de garder courage, de parler, de demander de l’aide car de nombreuses personnes sont là, près de vous, pour vous aider. La roue tourne, restons confiant. La fuite peut être une bonne chose, en fonction des circonstances. Alors, sourions à la vie car « tout à une fin, surtout le pire », ne l’oublions pas….

  16. J’ai remarqué qu’il peut y avoir des niveaux différents de pervers . Il y a toujours une émotion a un certain moment de leur vie (jeune , car réfléchir avec le raisonnement ) font que cela a changé ou bloqué leurs émotions face aux gens et entourage tres proche qui les entourent . Ils se forment une carapace sur eux-memes ( bulle comme on appelle) . Ils ne s’apercoivent pas le mal et la peine qu’il peuvent causer , enfin oui et non . Je m’explique ! ils ont consience du mal qu’ils font mais ils sont dépourvuent de sentiments face a l’égard de l’autre sans qu’ils le sachent eux-memes . Pour ma part ,je me suis conffronté devant un mirroir pour tres bien me redécouvrir qui je suis vraiment et c’est la que je me suis décidé a affronter mon adversaire de face . Sachant tres bien que cela serait dur et connaissant deja ses points faible et surtout d’ou viens son probleme (car a mon avis ,ceci est capitale de le savoir si tu veux avoir une chance que cette personne se regarde réellement a son tours dans son mirroir ) J’ai essayé par amour pour elle de L’aider . Impossible plusieurs diront ! Non cela se peut mais connaissez votre adversaire et ne surtout ne pas la prendre en pitié meme si vous l’aimez .Restez de glace en sa présence car cette personne fera tout pour se fuir et elle ne voudra pas prendre conscience de ses réels problemes d’attitudes .Ne vous genez pas de lui redonner les reproches que vous savez tres bien que ce n’est pas vous tout en lui démontrant et assumant les erreurs que vous vous avez de votre coté .Montrez lui au moins que vous etes honnete avec vous-meme sans pour autant se laisser marcher sur les pieds .Évidement ,il faut que cette personne voit qu’elle y perd tout et qu’elle s’en apercoive par elle-meme pour qu’elle prenne conscience de son attitude .Rendu la ,ne l’aidez surtout pas a se relever de suite car son travail ne fait que commencer .Prenez de l’écart un peu ,laissez-la avoir mal a son tours pour qu’elle comprenne vraiment c’est quoi faire du mal a autrui . Un pervers est comme un drogué ,il faut qu’il soit au fond du baril pour qu’il se réveille . Faites en sorte que cette personne aille gratter sa plaie jusqu’au fond ,car quand vous savez d’ou vient cette plaie ,il y a une chance de réussite . Mais pour le savoir ,si tu veux vraiment aider cette individu il te faudra savoir examiner ses comportements ,chercher sur son passé et analyser .Aujourd’hui je peux vous dire que cette personne qui m’est tendre travaille tres dur sur elle-meme meme si elle gratte encore sur sa plaie et elle ne pourra pas me tromper aussi facilement sur sa rage et sa tritesse qu’elle me donnait pour penser moins en souffrir .Elle progresse mais c’est un processus tres long a accepter pour elle .Quand viendra le temps redonnez lui de la confiance en elle ,montrez-lui ce que c’est l’amour, le partage et aidez-la a se reconstruire de la bonne facon .Je me dit maintenant que ce n’est pas tous les pervers qui sont irrécupérables .Pour plusieurs ce n’est pas de la méchancité qu’ils ont mais de la souffrance .N’oubliez jamais que si un pervers ne veut pas s’aider lui-meme et le faire pour lui-meme ,il prendra la fuite comme il l’aura toujours fait . cas vecu .

  17. Merci beaucoup de m’éclairer sur ces types de psychopathes.
    Cela fait 1an et demi que je travaille avec une PN et je tiens à préciser que je suis son chef, ce qu’elle n’arrive pas à accepter car elle même était chef dans son travail précédent, du coup elle fait tout ce qui est en son pouvoir pour me faire passer pour une incompétente en présence de notre boss, va même jusqu’à passer des commandes louches en mon nom, en passant par le sabotage…etc, mais heureusement j’ai 5ans d’ancienneté dans l’entreprise et mes patrons me connaissent bien et sont plutôt satisfaits de mon travail , ce qui me donne la force de continuer .
    La meilleure dans tout ca c’est qu’en plus d’être une PN , c’est également une voleuse car depuis son arrivé il ya des sommes d’argent qui disparaissent, des stylos et j’en passe mais le hic: pas de preuves et du coup j’ai peur qu’elle me fasse porter le chapeau.., je n’ai rien à me reprocher mais on ne sait jamais à quoi s’attendre avec les PN .
    Quand je pense que c’est moi-même qui ai suggéré au patron d’engager une assistante …, aujourd’hui tout ce que je veux c’est qu’elle parte c’est tout .
    Ils attendent de la prendre ’’la main dans le sac  » , mais elle n’est pas duppe non plus ,elle sait se faire discrete
    Heureusement , je suis une personne sure d’elle alors je sais que je suis brillante , très compétente car augmentation chaque année …, mais j’en ai marre de cette ’’énergumène ’’.
    Avez -vous des conseils à me donner ??
    Elle s’en prend à moi car je suis la seule à l’avoir vu venir à 100.000/h et du coup je suis sa cible

    1. Très difficile de vous donner des conseils pertinents sur la base d’un témoignage publié ur un blog…
      Je vous invite simplement à bien vous entourer : d’un point de vue personnel, pour ne pas craquer ET d’un point de vue juridique pour monter le dossier qui va bien et qui sera, au final, votre meilleure arme contre un(e) PN.

  18. Merci pour cette intéressante description des ces personnalités. J’ai eu le privilège d’en rencontrer 2, l’un en milieu professionnel, l’autre dans mon entourage proche.

    Dans le 1er cas cela s’est terminé par une dépression, une remontée au dessus de la ligne de flottaison, mon départ et une transaction. Le bon point est que j’ai appris à les reconnaître, leur méthode (j’insiste sur ce mot), basée sur le dénigrement sournois, la culpabilisation implicite ou explicite, le harcèlement; le tout avec l’apparence que se donne le PN d’être le « bon »; c’est très subtil. Le tout avec l’appui du DRH qui obéissait à son patron, étant lui-même dans sa dépendance.

    Dans le 2e cas cette « expérience » m’a servi à faire face.

    Je ne sais pas si cela m’a rendu plus fort, mais je crois en effet que cela m’a rendu plus résistant, et aussi plus émotif. Un point essentiel est que j’ai appris à voir le monde en « 3D »; comprenne qui pourra ! Je ne souhaite néanmoins à personne d’avoir affaire à ces personnalités, elles sont destructrices.

    Il devrait y avoir dans l’enseignement supérieur un apprentissage comportemental qui aiderait les étudiants à identifier ces caractères et à réagir; sinon on subit jusqu’à ce qu’on comprenne; or il est parfois trop tard pour réagir car on est trop affaibli. Une recommandation primordiale : ne pas rester seul, se faire aider rapidement : avocat en droit social compétent, psychothérapeute expérimenté, excellents amis (à condition qu’ils soient capables de comprendre le sous-jacent).

    1. Merci pour votre témoignage et votre suggestion pour une sensibilisation dans le cadre des études.
      Cela me parait une bonne idée en effet !!… et cela ferait gagner beaucoup de temps et d’énergie à beaucoup de monde également.

  19. Bonjour,

    Merci pour cet article. Il est très rare de trouver des articles sur le PN au travail.

    Je suis actuellement victime d’une PN au travail (je fais actuellement un doctorat). Comble du comble, mon chef me force à travailler avec elle et à l’aider dans ce qu’elle entreprend. Elle me rabaisse toujours insidieusement, même devant lui et il ne dit rien. Il lui donne beaucoup de responsabilités et donc de moyens d’exercer son pouvoir sur moi. L’ensemble de mes collègues me disent de combattre la situation pour ne pas qu’elle me « vole » la reconnaissance de mon travail. Je n’arrive pas à communiquer le problème à mon chef qui fait la sourde oreille et me dit que son contrat va se terminer et de prendre mon mal en patience.
    Je ne sais plus quoi faire pour me sortir de cette situation depuis un an et demi. Je ne dors plus la nuit et je suis même gravement tombée physiquement malade à cause de cela.
    Est ce que partir est la seule/meilleure solution? J’aime beaucoup mon travail et mes un an et demi de formation seront perdu si je pars. J’ai peur que cela joue sur ma carrière car il sera difficile pour moi d’expliquer ma démission à mes futurs employeurs.
    Devrais-je consulter? Et si oui, quel type de thérapeute?

    En vous remerciant,

    Bien cordialement,

    Sandrine

    1. Merci pour votre témoignage. Je comprends votre désarroi et votre sentiment d’impuissance, d’autant plus que vous devez vous sentir très seule dans votre situation.
      Partir est souvent la meilleure/seule solution. Dans votre cas, je comprends que cette personne a un contrat qui devrait prendre fin. Je ne peux pas répondre à votre place sur les avantages et inconvénients à partir ou à rester car vous seule pouvez juger des bénéfices (et des pertes) de chacune des situations. En revanche, je peux vous assurer beaucoup d’employeurs comprendront le fait de démissionner face à une personne PN. Aussi, si vous choisissez de rester, cela peut être une excellente idée de vous faire accompagner psychologiquement. Je conseillerais de choisir un(e) psychothérapeute formé(e) à la Gestalt, si possible diplômé(e) de l’EPG parce que je trouve la Gestalt particulièrement efficace et l’EPG est une garantie de sérieux en formation dans ce domaine. Bon courage. Marie-Odile

  20. Je viens de signer un contrat CDI dans une clinique pour enfants en surpoids, avant j’étais en CDD de remplacement, mes efforts ont été récompensés et la direction apprécie mes idées, je suis monitrice animatrice mais je suis diplômée Psycho-socio-esthéticienne. le seul gros problème je ne suis pas acceptée par certaines de mes collègues, il y a une leader, on ne me parle pas travail des dossiers importants qui concernent les enfants je suis seul toute la journée ignorance totale des collègues je ne sais plus comment faire je suis déprimée, de plus en plus de mal à me lever, je suis allée le signaler à la cadre ainsi qu’à la direction, certes on me dit bonjour par obligation aucune convocation pour me dire la suite et si il y a eu réponse des collègues. Mon travail me plaît mais psychologiquement je n’en peu plus les idées noires arrivent……………

    1. « Psychologiquement, je n’en peux plus… »
      Alors il est grand temps d’agir : de comprendre ce que quoi vous pouvez agir et ce sur quoi vous ne pouvez pas.
      Personnellement, quand « psychologiquement, je n’en peux plus », je pars !…
      Pourquoi rester dans un environnement maltraitant ou qui n’est pas bon pour vous ?
      Si vous croyez que vous ne retrouverez pas ailleurs… alors changez de croyances !
      Et n’hésitez pas à vous faire accompagner pour aller mieux : je pense plus à la psychothérapie qu’au coaching en l’occurence. Connaissez-vous la Gestalt ?

  21. Comment faire lorsque l’agresseur est une collègue de travail ?

    Nous sommes une toute petite équipe de 6 personnes.
    Cette « garce » (pardon, mais je n’en peux plus…) a réussi à m’isoler du reste du  »groupe ».
    Assistante ratée et en manque de considération (elle serait incapable de tenir mon poste de responsable), nous n’avons aucun lien hiérarchique et pourtant elle arrive à m’abaisser très très finement.
    Comment la contrer ?

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